Lors de la rencontre entre l’AS Saint-Étienne et Clermont Foot 63, les supporters des Green Angels 92 ont utilisé les tribunes du stade Geoffroy-Guichard pour exprimer leurs préoccupations. Deux banderoles ont ciblé la gouvernance du club et le cadre répressif imposé aux supporters. Ces messages reflètent un mécontentement profond concernant la direction actuelle et les politiques de sécurité.
La première banderole questionnait directement Kilmer Sports Ventures, propriétaire du club. « Kilmer : qui mène la barque pour éviter un nouveau naufrage ? » Le message soulevait l’absence de clarté dans le projet sportif malgré la troisième place actuelle en Ligue 2. Les supporters dénoncent un manque de lisibilité dans la gestion du club depuis le changement d’actionnaire.
Les critiques portent sur la présence insuffisante d’Ivan Gazidis dans la sphère publique et le maintien de figures de l’ancienne direction aux postes clés. Jean-François Soucasse, Samuel Rustem et Loïc Perrin continuent d’occuper des fonctions importantes, ce qui remet en question la réalité de la rupture promis par la nouvelle direction. Cette continuité alimente les doutes sur les véritables changements engagés.
La deuxième banderole s’inscrivait dans un registre politique plus large. Les supporters dénoncent vingt ans d’interdictions administratives de stade. Ces mesures, instaurées depuis 2006, permettent aux autorités d’interdire l’accès aux stades sans décision judiciaire préalable. Pour les groupes ultras, ces dispositifs constituent une atteinte aux libertés individuelles et une stigmatisation du supportérisme organisé.
À Saint-Étienne, où la culture tribunitaire est centrale à l’identité du club, ce combat demeure prioritaire pour les supporters. Les Green Angels rappellent que le football reste un espace d’expression et de contestation. Ces manifestations témoignent de la présence active des groupes ultras, même face aux restrictions imposées à leurs activités dans les stades.




