L’Olympique de Marseille traversait une période critique avant d’accueillir Rennes en Coupe de France. Le club accumulait les déboires sportifs et institutionnels, notamment l’élimination en Ligue des champions et un match nul décevant contre Paris FC. Roberto De Zerbi, devenu l’entraîneur le plus capé sous la présidence Longoria, devait absolument réagir face à un vestiaire fragilisé et un public inquiet. La tension était montée d’un cran suite à des discussions houleuses à la Commanderie quelques jours avant la rencontre. Cette Coupe de France offrait une opportunité précieuse, d’autant que le PSG venait d’être éliminé au tour précédent.
Dès le coup d’envoi, De Zerbi a imposé une approche offensive et sans compromis face aux Rennais. L’équipe a démarré avec un pressing étouffant et efficace, récompensé rapidement par un but de Gouiri dès la deuxième minute. Ce succès précoce a libéré l’atmosphère au Vélodrome, apaisant autant les tribunes que les esprits. Le match s’est ensuite déroulé sur un rythme moins intense, avec peu d’occasions véritables pour les deux équipes. Rennes n’a jamais constitué une menace sérieuse, tandis que l’OM gère son avantage sans jamais être vraiment mis en danger.
Après la pause, Marseille a accentué son emprise sur la rencontre. Greenwood a doublé rapidement avant qu’Aubameyang scelle définitivement le score en fin de match. La victoire finale de trois buts à zéro s’est avérée nette et sans débat. Bien que la performance n’ait pas brille par son esthétique, l’essentiel était atteint : respirer face à l’adversité et retrouver la confiance avant des enjeux plus importants.
Ce succès change la perspective avant le classique contre Paris programmé dimanche au Parc. De Zerbi sait que cette victoire ne suffit pas à résoudre les tensions qui agitent le club. La confrontation contre le PSG s’annonce comme un test décisif pour vérifier si la crise est réellement maîtrisée ou simplement contenue. L’entraîneur italien devra prouver sa capacité à imposer son autorité et à transformer les récentes secousses en force collective plutôt qu’en fracture.
Les banderoles déployées mardi soir rappelaient que le fossé entre certains supporters et la direction demeure bien réel. La fracture entre club et public reste palpable malgré la victoire. L’ambiance électrique reflétait les tensions découlant de la réunion tumultueuse à la Commanderie. En s’imposant sans fléchir, De Zerbi a temporairement apaisé le climat et recentré le débat sur le terrain. Néanmoins, à Marseille, la tranquillité est éphémère. Dimanche prochain déterminera si cette victoire marquait un véritable renouveau ou simplement un sursis avant des défis plus redoutables.



